POLITIQUE

Interview : trois questions au député du 1er siège du deuxième arrondissement de Libreville, Aurélien Ntoutoume

Le député du Parti Démocratique Gabonais (PDG) au 1er siège du deuxième arrondissement de Libreville, Aurélien Ntoutoume répond aux questions de la presse. Ci-dessous l'intégralité des échanges :

La Une Média Gabon : Honorable, en cette période de crise sanitaire, plusieurs de nos compatriotes contestent la vaccination contre le COVID-19, quel est votre point de vue ?

Honorable : à l’heure actuelle, la vaccination n’est pas obligatoire, je voudrais aussi dire que le passeport n’est pas obligatoire mais si vous voulez voyager, vous êtes obligés de le faire. Tant que vous êtes assis chez vous, personne ne viendra vous obliger à faire absolument le passeport. La vaccination n’est pas donc obligatoire même si dans certains pays développés, vu la quantité des malades observée et leur état sanitaire, ils sont obligés de rendre la vaccination obligatoire, ce qui n’est pas le cas chez nous mais nous conseillons librement les gens de se vacciner parce que la vaccination protège contre les formes graves du virus du COVID-19. Les anticorps qui ont été engendrés par l’organisme après le vaccin vont lutter contre le virus. Le problème du coronavirus c‘est la périodicité, la durée de vie dans l’organisme. Quand le virus rentre, il est automatiquement attaqué par les anticorps mais par contre si vous n’êtes pas vaccinés, il trouve un champ libre et s’installe, et vous vous rendez compte souvent trop tard, voilà pourquoi lors de ma tournée de compte-rendu parlementaire en juillet dernier, j’ai conseillé vivement nos compatriotes d’aller se faire vacciner pour leur protection et garantie, ainsi que celles de leurs familles.

La Une Média Gabon : le Gouvernement a décidé de faire payer les tests PCR aux populations, qu’en dites vous ?

Honorable : par rapport à la décision du Gouvernement de faire payer les tests PCR aux populations, le Gouvernement ne nous a pas saisi officiellement pour donner notre avis à ce sujet, en tant que Députés, nous avons profité de l’audition du ministre de la Santé après cette mesure, pour exprimer le sentiment de la population qui a du mal à joindre les deux bouts, s’il faut encore l’imposer à payer les tests PCR, c’est sera trop lourd.

La Une Média Gabon : Honorable, nous sommes dans la nouvelle année, quel message particulier adressez vous aux populations de votre siège ?

Honorable : je déplore l’incivisme de certains compatriotes de mon siège qui ne respectent pas les mesures barrières, voilà pourquoi je prends toujours la peine de leur distribuer des boîtes des masques et du gel hydroalcoolique j‘invite mes compatriotes au respect des mesures barrières (port du masque obligatoire, la distanciation d’au moins un mètre, l’utilisation du gel hydroalcoolique pour le nettoyage des mains) et le respect des heures du couvre-feu. Je souhaiterais qu’ils aillent se faire vacciner contre la COVID-19. Je n’aimerais pas assister à des deuils dans mon siège, je préfère que mes compatriotes soient vivants.

Propos recueillis par Jean-Claude Boundzanga et Ghislain Makombaza pour La Une Média Gabon et la Lowé

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