POLITIQUE

Interview / Jean Gaspard Ntoutoume Ayi : « La bonne stratégie en 2023 c’est celle qui va amener l’opposition au pouvoir, quoi qu’il en coûte »

Dans un entretien accordé à notre rédaction l’acteur politique par ailleurs ancien porte-parole de Jean Ping à la présidentielle de 2016, Jean Gaspard Ntountoume Ayi, énumère le blocage de l’opposition gabonaise. Notre invité n’a pas manquer d’évoquer par la même occasion les rixes d’Okondja dans la province du Haut-Ogooué où l’opposant Barro Chambrier s’est vu perturber son activité politique par des individus mal intentionnés.

Aujourd’hui il est impossible de déterminer la stratégie mise en place par l’opposition gabonaise pour contrecarrer les velléités du pouvoir d’Ali Bongo ONDIMBA qui compte sans aucun doute préserver ses acquis à quelques mois de la présidentielle de 2023.

À propos, Jean Gaspard Ntountoume Ayi connu pour son franc parler nous donne les raisons de cette perdition de l’opposition. 

Selon l’homme politique tout passe d’abord par le choix des hommes capables de conduire jusqu’au pouvoir l’opposition gabonaise, et surtout pas des anciens pdgistes craignant pour leurs intérêts.

« Les anciens pdgistes n’apporteront rien à l’opposition gabonaise parce qu’ils craignent de tout perdre, c’est pour la plupart des mécontents que de véritables opposants » balance-t-il.

Sur l’attaque de Barro Chambrier à Okondja, Jean Gaspard Ntountoume Ayi suggère a l’intéressé de rester objectif : « Voyez-vous l’on ignore au final le message qu’à véhiculer Barro Chambrier à OKONDJA parce qu’il est resté focalisé sur les quelques individus qui ont saboté son activité. Des obstacles dans ce genre de combat il y en a et il y en aura toujours. »

L’opposant gabonais s’interroge tout de même de la prétendue réconciliation nationale tant souhaité par une certaine classe politique : « La réconciliation nationale ne concerne que les mécontents qui demandent à être contentés par le pouvoir. » 

Ce dernier estime qu’il est grand temps pour l’opposition gabonaise de changer de stratégie s’il tient réellement à prendre le pouvoir : « Il ne suffit pas seulement de prendre part à une élection présidentielle, d’être déclaré vainqueur et d’aller le dire à RFI » fait-il remarquer à ses compagnons de l’opposition habitués à se faire voler leurs victoires.

Les défections en cascade des alliés de Jean Ping ne sont en rien une surprise pour Jean Gaspard Ntountoume Ayi car tous ces anciens barons du PDG n’en pouvaient plus d’attendre la prise du pouvoir du candidat malheureux de 2016 les ventres vides, ils ont préféré repartir dans leur formation politique d’origine.

Sur la question des chances de l’opposition en 2023, Jean Gaspard Ntountoume Ayi affirme qu’il est possible de défendre dignement leur rang mais à une seule condition que ce ne soit pas des acteurs politiques ayant milité au sein du PDG. 

En questionnant le membre de l’Union Nationale s’il désire briguer à la magistrature suprême, il répond être un militant discipliné et ne saurait donc se prononcer sur cette question. Toutefois, il compte jouer sa partition le moment venu.

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